Buvons à la santé de la mort !

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Buvons à la santé de la mort !

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Les boissons périmées découvertes au Burkina posent au-delà de l’émotion que cela suscite un sérieux problème. Quelle est la qualité des produits alimentaires consommés au pays des hommes intègres ?

Du fait de l’urbanisation accélérée, qui a bousculé les modes d’alimentation, le contenu de l’assiette burkinabè a profondément changé. On est passé de plats traditionnels composés du riz local, des sauces d’oseille, de gombo, de légumineuses et de légumes frais à une consommation plus fréquente des poulets et poissons importés, de produits laitiers, de sucres et de graisses ajoutées.

Les citadins n’ont plus le temps de consacrer de longues heures à la préparation des repas. Les femmes, longtemps confinées dans la cuisine, sont aujourd’hui plus nombreuses à exercer une activité professionnelle. Une donnée qu’ont bien intégrée l’industrie agroalimentaire et la grande distribution. Plats tout préparés, multiplication des traiteurs, l’offre s’est adaptée aux nouvelles attentes du consommateur.

La classe dite moyenne se plaît désormais à faire ses courses dans les supermarchés pleins de produits venus de l’on est sait où ? Résultats, certaines personnes meurent de maladies incurables sans compter l’obésité et les maladies cardio-vasculaires qui explosent.

A l’intérieur du pays, il suffit de voir comment le maraîchage se fait dans certains milieux pollués pour se rendre compte également que nos fameuses « crudités » et « salades » ne sont pas si indemnes que cela. Et que dire de la viande grillée avec de l’huile cancérigène qui expose fortement la santé. Et que dire, de la mode qui est de manger maintenant du hamburger ou de ces fameux pains anglais dont raffolent une certaine classe de la population. Il faut donc que chacun de nous ait le courage de se regarder en face et de réfléchir de façon objective à ce qu’il mange et boit.

Il est grand temps aussi que l’Etat à travers le laboratoire national de santé publique soit plus rigoureux dans le contrôle des produits alimentaires importés au Burkina. Par ailleurs les populations doivent de plus en plus également apprendre à consommer burkinabè, c’est la seule manière de vivre libre et de vivre longtemps comme pour paraphraser quelqu’un.

Si ceux qui sèment la mort dans les marchés et boutiques persistent et signent, c’est parce qu’ils sont quelque part persuadés d’agir et de continuer à agir impunément. Par ailleurs, il faut également mettre de l’ordre dans l’alimentation de rue et autres « restaurants au bord de la rout e» où divers produits nocifs sont utilisés pour la préparation et dans la conservation des aliments.

R.K.

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Commentaires

renaudoss
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C'est assez grave tout ça, quand on y pense. C'est le lieu de veiller, oui. Excellent!

Didier Ndengue
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Mon frère tu as parfaitement raison de rédiger ce billet, parce que toute l'Afrique consomme ces produits dangereux.